
-
En Irlande, une école pour préserver la tradition des toits de chaume
-
A Cuba, le pari du solaire pour tenter de sortir de la crise énergétique
-
Champions Cup: Toulon se fait un peu peur, Castres arrache son billet en quarts
-
Frappe meurtrière en Ukraine : Zelensky dénonce une "faible" réaction américaine
-
Manifestations à travers les Etats-Unis contre la politique de Trump et Musk
-
Des soignants agressés dans une clinique de la banlieue de Lyon
-
Contre les pesticides, une grande marche réunit scientifiques, écologistes et victimes à Paris
-
Le Sénat adopte une feuille de route pour financer le programme de Trump
-
"Tenez bon", lance Trump pour l'entrée en vigueur des droits de douane de 10%
-
L'industrie horlogère suisse craint de payer cher les droits de douane de Donald Trump
-
Ces personnes qui n'ont pas de voix intérieure
-
Camaïeu, Go Sport, Gap: l'homme d'affaires Michel Ohayon mis en examen pour banqueroute
-
Mort du chanteur Amadou: "un être rare et un guitariste inouï", salue Matthieu Chedid
-
RN: avant le meeting à Paris, rassemblement clairsemé à Marseille
-
Tennis: "Ce que je vis est un peu injuste", estime Sinner
-
L'homme d'affaires Michel Ohayon mis en examen pour banqueroute et abus de biens sociaux
-
Gaza: une vidéo montre les dernières minutes des secouristes tués selon le Croissant-Rouge
-
Nouvelle aide de la marine indienne à la Birmanie dévastée par un séisme
-
Les alliés de la Finlande s'intéressent à ses abris anti-bombardements
-
A Monaco, la bataille du comptable, du magnat et du prince ne fait que commencer
-
Corée du Sud: manifestations pour dénoncer la destitution de l'ex-président Yoon
-
Une feuille de route pour financer le programme de Trump débattue au Sénat
-
F1: malgré son "incroyable" pole, Verstappen aura du mal à tenir tête aux McLaren dimanche
-
SNCF: un influent collectif de contrôleurs soutient la grève des 9 au 11 mai
-
Le Premier ministre indien Modi conclut des accords de défense et sur l'énergie avec le Sri Lanka
-
Les produits du monde entier visés par une surtaxe de 10% à l'entrée des Etats-Unis
-
Champions Cup: Capuozzo, état de grâce et "de plénitude"
-
F1: Verstappen tient tête aux McLaren et décroche une pole "inattendue"
-
Foot: l'Allemand Thomas Müller annonce son départ du Bayern Munich après 25 ans de présence
-
Tour des Flandres: Mads Pedersen, le troisième homme, repart en chasse
-
Tir à l'arc: Lisa Barbelin, l'arc et la fac
-
L'Ukraine endeuillée par une frappe russe, au moins 18 morts dont 9 enfants
-
NBA: Houston stoppe OKC, les Celtics rois des paniers à 3 points
-
NHL: Ovechkin égale le record du nombre de buts en NHL de Gretzky
-
Ligue 1: deuxième balle de titre pour le PSG
-
Kim Jong Un essaie un nouveau fusil de précision
-
NBA: Morant écope d'une amende pour un geste mimant une arme à feu
-
Les marchés mondiaux dégringolent face au soufflet des droits de douane
-
Ligue 1: série noire pour Nice qui se saborde contre Nantes
-
Ligue des nations: les Bleues poursuivent leur dynamique contre la Suisse
-
Trump s'arc-boute sur ses droits de douane malgré la débâcle des marchés
-
La hausse des droits de douane "frappe les vulnérables et les pauvres" dénonce l'ONU commerce et développement
-
TikTok: Trump reporte encore l'échéance, ByteDance évoque des "questions clefs" à résoudre
-
Mali: décès d'Amadou du légendaire duo de musiciens aveugles Amadou et Mariam
-
Venezuela: 16 tonnes de cocaïne saisies près de la Colombie depuis mars
-
Droits de douane: Wall Street dégringole de près de 6% à la clôture
-
Nouvelles accusations contre P. Diddy avant son procès pour trafic sexuel
-
Deuxième journée de très forte baisse du pétrole, face aux attaques douanières
-
Droits de douane: comment l'UE peut répliquer à Trump ?
-
Trump balaie la riposte douanière de Pékin et la débâcle des marchés

La pollution plastique et chimique a dépassé les "limites" de la planète
Les quantités énormes de plastiques et de produits chimiques produites par l'humanité sont au-delà des "limites planétaires" et des plafonds de production doivent être envisagés urgemment, ont conclu pour la première fois des scientifiques.
Avec un cocktail de 350.000 produits de synthèse inventé par l'Homme et des volumes considérables terminant dans l'atmosphère ou directement ou indirectement dans l'environnement, "les effets que nous commençons à observer sont suffisamment grands pour affecter des fonctions critiques de la planète Terre et ses écosystèmes", explique Bethanie Carney Almroth, une des coauteurs de l'étude du Stockholm Resilience Centre, dans un entretien à l'AFP.
L'étude intervient alors que le lancement de négociations sur la pollution plastique "de la source à la mer" doit être examiné par l'ONU à la fin du mois à Nairobi.
Si tous les efforts pour éviter que ces matières se retrouvent dans l'environnement sont bons à prendre, l'ampleur du problème pousse les scientifiques à pousser pour des solutions plus radicales, comme un plafond maximal de production.
D'autant que le recyclage affiche des résultats médiocres, avec par exemple moins de 10% du plastique mondial recyclé, pour une production qui a doublé depuis l'an 2000 et culmine actuellement à 367 millions de tonnes.
Aujourd'hui, le plastique présent sur Terre représente quatre fois la biomasse de tous les animaux vivants, selon des études scientifiques.
"Ce que nous essayons de dire, c'est peut-être que ça suffit, que peut-être nous ne pouvons pas tolérer ça davantage. Peut-être qu'il faut mettre des limites de production, dire qu'il ne faut pas produire autant qu'un certain niveau", plaide la chercheuse basée en Suède.
Depuis plusieurs années, le Stockholm Resilience Centre mène des travaux de référence sur les "limites planétaires", dans neuf domaines (changement climatique, usage de l'eau douce, acidifications des océans...)
Objectif: établir si l'humanité se trouve dans un "espace de sécurité" pérenne, ou si au contraire les limites sont franchies et menacent l'avenir de la planète.
Les "entités nouvelles", c'est à dire tous les produits chimiques créés par l'homme (plastiques, antibiotiques, pesticides...) ainsi que les métaux dans leur concentration non naturelle, restaient jusqu'à présent un point d'interrogation, et la conclusion complexe.
"On commence seulement à comprendre les effets à long terme et massifs de ces expositions", dit la chercheuse.
- Mauvaise direction -
Non seulement ces produits sont innombrables et les données sur leurs risques inexistantes ou soumises au secret industriel.
Mais ils sont par définition contemporains de l'ère industrielle, contrairement aux autres paramètres étudiés par les "limites planétaires" qui permettent de comparer sur 10.000 ans ou plus.
Pesticides tuant des organismes de façon indiscriminées, ingestions de plastique par les êtres vivants, effets hormonaux ou reproductifs... La pollution chimique menace l'environnement en endommageant les processus physiques et biologiques sur lesquels reposent toute vie, un phénomène aggravé lorsque le produit a une longue persistence.
"On parle de 350.000 substances différentes. On n'a pas de connaissances sur la grande majorité d'entre elles, sur leur quantité de production ou leur stabilité, ou leur effet sur l'environnement ou leur toxicité", souligne Mme Carney Almroth.
"Nous savons ce que certaines d'entre elles sont. Mais pour la plupart, on ne sait rien".
Même les bases de données les plus complètes, comme "Reach" dans l'Union européenne, n'atteignent que 150.000 produits, dont seulement un tiers font l'objet d'études poussées en toxicité.
Prenant acte de ces "trous dans la raquette", l'équipe s'est alors concentrée sur ce qui est connu, et ces éléments partiels ont suffi à une conclusion alarmante.
"En prenant tous ces morceaux épars et l'évolution dans le temps (...) nous avons pu dire que toutes les flèches pointent dans la mauvaise direction", explique la scientifique de l'Université de Göteborg.
Pour les 14 coauteurs de l'étude, "nous avons encore le temps pour inverser cette situation, néanmoins, nous avons besoin d'actions urgentes et ambitieuses au niveau mondial".
"Très clairement, il n'y a pas de panacée, parce que beaucoup de ces produits sont des choses qu'on utilise et sont nécessaires dans nos vies, même si beaucoup ne le sont pas", reconnaît Bethanie Carney Almroth.
Mais pour elle, tous les efforts au niveau de la production initiale ou de la gestion des déchets ne permettront pas de faire l'impasse sur une baisse des volumes fabriqués.
"Cela semble évident mais ce n'est considéré comme une vérité que depuis peu: plus vous produisez, plus vous rejetez", plaide-t-elle.
Y.Aukaiv--AMWN