
-
Les corps de quatre otages israéliens restitués, un bus de prisonniers palestiniens arrive en Cisjordanie
-
Le corps de quatre otages israéliens restitués, un bus de prisonniers palestiniens arrive en Cisjordanie
-
Amazon réinvente son assistant vocal Alexa pour se relancer sur un marché encombré
-
Procès Le Scouarnec: l'ex-épouse n'a rien vu et ne veut toujours rien voir
-
Retour en prison pour Mohamed Amra, soumis à un régime strict d'isolement
-
Nvidia fait mieux qu'attendu et rassure sur la demande de semi-conducteurs
-
Le Hamas restitue les corps de quatre otages israéliens
-
Angleterre: Arsenal au ralenti, Liverpool s'envole
-
Coupe de France: sans pitié à Saint-Brieuc, le PSG file en demi-finale
-
Le Hamas va restituer les corps de quatre otages israéliens en privé
-
Wall Street hésitante avant Nvidia et face aux droits de douane
-
Pour Trump, l'Europe vise à "entuber" les Etats-Unis
-
La pénurie de médicaments en Colombie, symptôme d'un système de santé en crise
-
Foot: Longoria (Marseille) suspendu 15 matches pour avoir mis en cause l'arbitrage
-
Michelle Trachtenberg, connue pour son rôle dans "Buffy contre les vampires", meurt à 39 ans
-
Michelle Trachtenberg, connue pour son rôle dans "Buffy contre les vampires", meurt à 39 ans (médias)
-
Incendies, grèves, IA: les petites mains d'Hollywood en pleine crise existentielle
-
Bosnie: Dodik condamné, Belgrade parle de la "plus grande crise"
-
Attentat de Mulhouse: l'assaillant mis en examen à Paris et écroué
-
Coupe de France: Dunkerque en demi-finale après avoir renversé Brest
-
Laila Soueif, l'Egypto-Britannique en grève de la faim pour faire libérer son fils
-
Ukraine: Zelensky à Washington vendredi pour un accord sur les minerais
-
Procès Le Scouarnec: l'ex-épouse réaffirme ne s'être "jamais" doutée de rien
-
Attentat de Mulhouse: l'assaillant mis en examen à Paris
-
Un mort de la rougeole aux Etats-Unis, une première en près de dix ans
-
Bezos annonce limiter les tribunes du Washington Post à certaines opinions
-
Feu vert environnemental pour la création d'un parc éolien en mer près de Dunkerque
-
Roumanie : inculpation du candidat d'extrême droite Calin Georgescu
-
Attentat de la basilique de Nice: Brahim Aouissaoui condamné à la perpétuité incompressible
-
Ukraine: Zelensky attendu à Washington vendredi pour un accord sur les minerais
-
L'état du pape François connaît une "nouvelle légère amélioration", selon le Vatican
-
Musk en vedette du premier conseil des ministres de Trump 2.0
-
Le Hamas va rendre en privé dans la nuit quatre corps d'otages retenus à Gaza
-
Roumanie : inculpation du candidat d'extrême droite Georgescu
-
La Bourse de Paris finit dans le vert avant Nvidia
-
L'épidémie de grippe décline en France, y compris chez les enfants
-
La mort du rêve américain pour les migrants contraints de rebrousser chemin
-
F1: Norris domine la première journée des essais hivernaux
-
"Emouvant, drôle mais bref": 45 secondes chrono pour les discours de stars aux Oscars
-
BP enterre son ambitieuse stratégie climat et remet les gaz sur les hydrocarbures
-
Immigration: Bayrou menace de remettre en cause les accords de 1968 avec l'Algérie
-
Le CIO confie à World Boxing l'avenir de la boxe olympique
-
La Réunion sous la menace d'un cyclone, alerte rouge attendue jeudi
-
De rares fresques monumentales découvertes à Pompéi
-
Tour de France: les départs à l'étranger, une affaire qui roule
-
Le Hamas va rendre dans la nuit de mercredi à jeudi quatre corps d'otages retenus à Gaza
-
Agriculture: Wauquiez conseille à Pannier-Runacher "d'écouter" les agriculteurs sur l'OFB
-
Liban: France Médias Monde inaugure son "hub" régional à Beyrouth
-
Trump réunit son premier conseil des ministres, Musk en vedette
-
Attentat de Mulhouse: l'assaillant présenté à un juge d'instruction antiterroriste à Paris

Au Brésil, une cité balnéaire disparaît sous la mer
Les vautours rodent sur le sable, parmi les décombres des dernières maisons submergées par la marée. Atafona, cité balnéaire au nord de Rio de Janeiro, disparaît peu à peu sous l'océan, qui gagne six mètres en moyenne par an sur la terre.
Plus de 500 habitations ont déjà été submergées, sur 2 kilomètres de front de mer.
L'une des prochaines sera celle de Joao Waked Peixoto.
En se frayant un chemin parmi les poutres défoncées ou les morceaux de carrelage qui jonchent le sol, ce chef d'entreprise montre l'étendue des dégâts dans la dernière maison qui sépare la sienne de l'océan.
Il ne reste plus que les murs bleus de la chambre du fond, un vélo et quelques autres signes d'occupation récente.
Dans la zone à risque, proche du littoral, seules 180 maisons, où vivent 302 habitants, sont restées debout.
"Quand allons-nous devoir partir à notre tour? La mer a avancé de trois à quatre mètres en quinze jours, notre mur pourrait tomber la semaine prochaine", confie à l'AFP Joao Waked Peixoto, qui a déménagé durant la pandémie dans la résidence secondaire construite par son grand-père à Atafona.
Auparavant, il habitait comme le reste de sa famille à Campos dos Goytacazes, ville sans charme de 500.000 habitants à quatre heures de route de Rio, qui vit de l'industrie pétrolière.
"C'est triste de se dire qu'on va perdre une si belle maison, avec tant de souvenirs de famille", déplore-t-il.
Mais c'est inévitable.
- Érosion extrême -
Quelque 4% des littoraux du monde entier voient la mer avancer de plus de cinq mètres par an sur sa terre. Atafona en fait partie.
La situation est appelée à s'aggraver, à long terme, avec "la montée du niveau de la mer", dû au réchauffement climatique, et à court et moyen terme, "avec la houle exceptionnelle et des longues périodes de pluie ou de sécheresse", explique le géologue Eduardo Bulhoes, de l'Université Fédérale Fluminense.
Mais au-delà de l'érosion extrême, Atafona souffre d'un autre "problème chronique" depuis des décennies.
"À cause de l'action humaine, le volume de l'eau du fleuve Paraiba do Sul s'est réduit drastiquement ces 40 dernières années, ainsi que sa capacité à amener des sédiments jusqu'à l'embouchure", à Atafona, explique le géologue, pointant du doigt notamment les activités minières ou agricoles.
En raison du manque de sédiments, le sable de la plage ne se renouvelle pas naturellement et l'océan gagne du terrain sur la terre.
Sans compter la construction d'habitations en bord de mer, qui élimine la première ligne de défense naturelle: les dunes et la végétation.
Résultat: le littoral s'est transformé en un amas de décombres qui repousse les touristes.
La communauté d'environ 600 pêcheurs souffre aussi de l'assèchement du fleuve.
"Les grands bateaux ne passent plus à l'embouchure, on n'arrive plus à gagner notre vie. Le fleuve est mort", déplore Elialdo Bastos Meirelles, responsable de l'association locale des pêcheurs.
- "Envie de pleurer" -
Plusieurs projets ont été présentés à la mairie pour tenter de freiner l'érosion: l'un d'entre eux prévoit la construction de digues, un autre d'apporter sur la plage du sable extrait du fond du fleuve.
L'idée de transporter du sable, formulée par Eduardo Bulhoes, s'inspire d'expériences à succès aux Pays-Bas, en Espagne ou aux Etats-Unis, pour "reconstruire la plage ensemble, avec la nature, en utilisant sa force".
Mais jusqu'à présent, aucune mesure n'a encore été mise en oeuvre.
La municipalité de Sao Joao da Barra, ville de 36.000 habitants dont dépend le hameau d'Atafona, verse une allocation logement de 1.200 réais (environ 200 euros) par mois aux plus de 40 familles déplacées.
L'adjoint à l'environnement, Alex Ramos, assure que la mise à exécution de tout plan permettant de freiner l'érosion dépend de l'approbation d'organes environnementaux.
"Pour le moment, nous n'avons pas encore vu de projet qui nous permette de dire: le problème sera résolu", explique-t-il.
Mais certains habitants dénoncent un manque de volonté politique.
"Nous avons entendu beaucoup de promesses (...), mais c'est une cité abandonnée, une vision de l'apocalypse, et ça donne envie de pleurer", confie Veronica Vieira, présidente de l'association SOS Atafona.
J.Williams--AMWN