
-
Indonésie: pour le commerce, le ramadan n'a pas tenu ses promesses
-
"InZOI", le jeu vidéo sud-coréen qui veut concurrencer "Les Sims"
-
Chili: des pêcheurs tentent de bloquer le principal port du pays
-
L'agence AP exhorte la justice à rétablir son accès à la Maison Blanche
-
Au salon de l'électronique de Shanghai, des exposants aspirent à la coopération internationale
-
Charles III allège son agenda après des "effets secondaires" de son traitement contre le cancer
-
Audience devant un tribunal fédéral sur le litige entre l'agence AP et l'administration Trump
-
Israël: une loi clivante sur la nomination des juges adoptée sur fond de contestation
-
Ski: Shiffrin termine la saison en trombe, Noël 2e mais déçu
-
Tennis/Miami: Sabalenka puissance 4, Mensik épuise Fils
-
Sous son "si grand soleil", Montpellier poursuit son rêve de séries et de cinéma
-
Wall Street termine en baisse, déboussolée face aux droits de douane
-
Rejet des requêtes de Carlos Ghosn qui demandait à Paris la nullité de son mandat d'arrêt
-
Rubio avertit Caracas que toute attaque du Guyana se "terminerait mal"
-
Le test salivaire de l'endométriose expérimenté dans 20 nouveaux hôpitaux
-
Cinq blessés dans une attaque au couteau à Amsterdam
-
Malnutrition: à l'heure du repli américain, Macron rappelle "la nécessité de ce combat"
-
Jeux vidéo: Ubisoft s'offre "un nouveau chapitre" avec une filiale centrée sur ses marques phares
-
Soudan: les paramilitaires affirment qu'ils ne se rendront pas, malgré les revers
-
Procès Depardieu: 18 mois avec sursis requis contre l'acteur, jugement le 13 mai
-
La vaccination des pays pauvres, nouvelle cible des coupes budgétaires américaines
-
TotalEnergies réduit encore ses émissions en 2024 et assure maintenir le cap
-
Vague de licenciements et restructuration massive du ministère de la Santé américain
-
Procès Depardieu: 18 mois avec sursis requis contre l'acteur, son avocat plaide la relaxe
-
Retraites complémentaires: excédent de 1,6 milliard en 2024 pour l'Agirc-Arrco
-
Procès libyen: une peine "dissuasive" de sept ans de prison requise contre Nicolas Sarkozy
-
La Bourse de Paris recule face aux annonces douanières de Trump sur l'automobile
-
La BBC lance un vaste sondage auprès de son public sur son avenir
-
Le petit Emile probablement tué, la piste familiale toujours ouverte
-
Droits de douane sur l'automobile: les Bourses européennes cèdent du terrain
-
La fonctionnalité d'achat TikTok Shop arrive lundi en France, en Allemagne et en Italie
-
Egypte: six Russes morts dans le naufrage d'un sous-marin touristique
-
De l'eau, des pesticides, de l'action: la FNSEA à l'offensive lors de son congrès
-
Euro-2025 de basket: la Slovénie puis un potentiel cador sur la route des Bleus
-
Trois ans après Orpea, le gouvernement se veut rassurant sur la sécurité des Ehpad
-
A Paris, appels et promesses pour lutter contre la malnutrition, à l'heure du repli américain
-
Procès libyen: sept ans de prison requis contre Nicolas Sarkozy
-
Mexique: la guerre de l'eau avec Trump en plus de la guerre commerciale
-
Birmanie : le chef de la junte assure que les élections auront bien lieu à la fin de l'année
-
Turquie: le pouvoir tente d'éteindre la contestation
-
Le télescope spatial Gaia est mis à la retraite mais pas son héritage
-
Au Soudan, la ruée vers l'or via les Emirats pour financer la guerre
-
ChatGPT désormais capable de créer des images inspirées du Studio Ghibli, sans accord de licence
-
F1: derrière Verstappen, les seconds couteaux jetables de Red Bull
-
Procès pour agressions sexuelles: 18 mois de prison avec sursis requis contre Depardieu
-
Enchères: le yacht Stefania vendu 10 millions d'euros au profit de l'Etat
-
Le mensuel de BD Charlotte, avec Bastien Vivès, menacé faute d'agrément
-
TotalEnergies réduit encore ses émissions en 2024 et maintient le cap
-
Les Bourses mondiales reculent après le tour de vis douanier des Etats-Unis sur l'automobile
-
Wall Street sur la défensive face aux droits de douane sur l'automobile

Equateur: assassinat du procureur qui enquêtait sur la prise d'otage sur un plateau TV
Le procureur chargé de l'enquête concernant l'irruption d'hommes armés en direct sur le plateau d'une chaîne de télévision publique équatorienne, le 9 janvier, a été assassiné mercredi, alors que le pays se trouve sous le régime de l'état d'urgence, en "guerre" contre les gangs de narcotrafiquants.
Sur les photos obtenues par l'AFP, on voit plusieurs impacts de balles qui ont traversé la vitre latérale côté conducteur, pourtant apparemment blindée.
"En réponse au meurtre de notre collègue César Suarez (...) je serai catégorique: les groupes du crime organisé, les criminels et les terroristes n'arrêteront pas notre engagement envers la société équatorienne", a déclaré la procureure générale Diana Salazar dans une vidéo postée sur X.
Le ministre de la Défense Gian Carlo Loffredo a déclaré dans un communiqué que son gouvernement rejetait "toute forme de violence comme réponse au conflit que nous connaissons".
"Nous réaffirmons l'engagement ferme du gouvernement à soutenir l'administration de la justice", a-t-il ajouté.
- En direct -
Les images, très spectaculaires, de l'irruption en direct d'hommes lourdement armés, encagoulés, plaquant au sol sous la menace journalistes et employés de la chaîne TC à Guayaquil avaient fait le tour du monde.
Au milieu des coups de feu, la diffusion de ces images surréalistes s'est poursuivie en direct pendant de longues minutes, malgré l'extinction des lumières sur le plateau et le figement de la caméra.
L'intervention rapide des forces de l'ordre a permis de mettre fin à la prise d'otages sans faire de victime et d'arrêter treize assaillants.
"J'ai été frappé par leur inexpérience", a raconté à l'AFP l'un des journalistes pris en otage. "Au fond, ce n'étaient que des enfants." Ce que confirme la présentation devant la presse des membres du groupe interpellés et menottés. Selon les autorités, ils sont âgés de 16 à 25 ans.
Quelques images restent en mémoire: les signes faits devant la caméra par les assaillants fanfaronnant pour revendiquer leurs gangs d'appartenance, ou encore le fusil à pompe posé sur la tempe d'un malheureux reporter.
- Procureurs dans le collimateur -
Cet assaut sur un plateau télévisé a constitué un climax de l'enchaînement de violences déclenchées par l'évasion quelques jours plus tôt du redouté chef du gang des Choneros, Adolfo Macias, alias "Fito".
Plusieurs mutineries et prises en otage de gardiens ont touché des prisons, et dans les rues de Guayaquil ou de la capitale Quito, les gangs ont semé la terreur à force d'explosions ou de tirs dirigés contre la police.
Pour rétablir l'ordre, le président équatorien Daniel Noboa a décrété le pays "en guerre" contre les gangs et envoyé plus de 20.000 militaires sur le terrain. Les violences dans le pays ont fait au moins 19 morts.
Les procureurs sont sous la menace de la vingtaine d'organisations criminelles qui opèrent en Equateur, naguère havre de paix ravagé par la violence après être devenu le principal point d'exportation de la cocaïne produite dans les Etats voisins que sont le Pérou et la Colombie.
En juin, le procureur Leonardo Palacios a été tué par des hommes armés dans la ville de Duran, voisine de Guayaquil.
Diana Salazar a fait état de menaces directes de mort de la part de Los Lobos, l'une des principales organisations criminelles, dont le chef, Fabricio Colon Picole, s'est également échappé de prison la semaine dernière.
La justice équatorienne s'attaque aux criminels mais aussi à la corruption liée au narcotrafic qui a gangréné jusque dans les arcanes de l'Etat.
L'affaire dite "Metastasis", "la plus grande de l'histoire contre la corruption et le trafic de drogue" en Equateur, selon la procureure, a mis au jour en fin d'année dernière "une structure criminelle" impliquant des procureurs, des responsables pénitentiaires et des policiers "dont l'objectif était d'obtenir l'impunité et la liberté des personnes poursuivies ou condamnées" ainsi que d'introduire des objets interdits en prison.
Les politiques sont également visés. Fin 2023, le candidat à la présidence Fernando Villavicencio à Quito et Agustin Intriago, maire de Manta (ouest), l'une des principales villes du pays, ont également été tués par des criminels.
O.Norris--AMWN