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"Ils ont réveillé notre colère" : l'Equateur lance une offensive musclée contre les gangs
Avec des milliers de militaires déployés dans tout l'Equateur, le gouvernement poursuit jeudi son offensive musclée contre les bandes criminelles liées au narcotrafic qui terrorisent le pays depuis quatre jours, et retiennent toujours en otage de 180 agents pénitentiaires.
L'administration pénitentiaire (SNAI) a fait état jeudi de 39 nouveaux agents retenus en otage dans sept prisons du pays, portant le total à 178 entre gardiens et personnels administratifs. Elle a également indiqué que des détenus tiraient sur les forces armées depuis les prisons.
Plus de 22.400 militaires déployés, avec des patrouilles terrestres, aériennes et maritimes, des perquisitions et des opérations à tout va dans les prisons : le gouvernement du nouveau président Daniel Noboa ne semble pas disposé à ceder aux tentatives d'intimidation des gangs criminels.
"Ils ont voulu semer la peur, mais ils ont réveillé notre colère. Ils pensaient soumettre un pays entier et ont oublié que les forces armées sont entraînées pour la guerre", a averti le ministre de la Défense Gian Carlo Loffredo sur les réseaux sociaux.
Bien que l'activité reprenne timidement dans les principales villes du pays, de nombreux magasins restent fermés, les transports publics fonctionnent au ralenti, les universités et les écoles organisent des cours virtuels et le télétravail est pratiquement la norme.
- "Merci la police!" -
L'offensive des narcos a montré mardi son pire visage lorsque des hommes cagoulés et armés de fusils et de grenades ont fait irruption sur le plateau d'une chaîne de télévision publique à Guayaquil, grand port du sud-ouest du pays, prenant en otage des journalistes et blessant deux employés.
L'intervention rapide de la police a permis de mettre fin à la prise d'otages sans faire de victime mortelle. Treize assaillants ont été arrêtés. Les images du spectaculaire assaut, qui ont fait le tour du monde, ont semé la panique dans la ville.
La diffusion des émissions de cette TV publique, TC, a repris jeudi à la mi-journée. "Merci à tous pour vos messages de soutien! (...) Merci à la police et à l'armée pour leur professionnalisme et leur travail impeccable", a commenté une présentatrice, visiblement très émue et des sanglots dans la voix.
L'évasion dimanche de la prison de Guayaquil du redouté chef du gang des Choneros Adolfo Macias, alias "Fito", suivie de mutineries dans les prisons, de prises d'otages et d'attaques à l'explosif ont déclenché la réponse musclée du président Noboa, 36 ans, élu à l'automne sur la promesse de rétablir la sécurité dans le pays, autrefois havre de paix mais devenu centre d'expédition de la cobaïne produite chez les voisins colombien et péruvien.
"Nous sommes en état de guerre et nous ne pouvons pas céder à ces groupes terroristes", a assuré mercredi le plus jeune président de l'histoire du pays, après avoir déclaré la veille l'Equateur en "conflit armé interne". Il a estimé que ces "groupes terroristes", d'un vingrtaine au total, comptaient "plus de 20.000 membres".
Lundi, il avait décrété l'état d'urgence pour 60 jours sur tout le territoire, y compris dans les prisons, devenues des centres d'opération pour les narcos.
Mercredi soir, le bilan des violences s'est alourdi à 16 morts après l'incendie criminel d'une discothèque de l'Amazonie qui a fait deux morts et neuf blessés, dans une attaque qualifiée de "terroriste" par la police.
Mardi, un autre chef criminel, Fabricio Colon Pico, l'un des leaders du puissant gang de Los Lobos, s'est également évadé de prison.
- "Chasse aux tatouages" -
Chaque jour, des vidéos circulent sur les réseaux sociaux montrant des meurtres cruels de membres des forces de sécurité, des pillages et attaques présumées. La police a nié la véracité de ces images, qui alimentent la psychose au sein de la population.
Dans Guayaquil, cité la plus dangereuse du pays et encore une ville fantôme mercredi, un peu plus de passants et de circulation étaient visibles dans les rues ce jeudi, alors que des administrations désormais grillagées de toutes part ont rouvert leur porte, a constaté l'AFP.
Selon le site d'informations Primicias, qui évoque une "chasse aux tatouages", les forces de l'ordre déployées dans la cité portuaire vérifient systématiquement les tatouages des personnes contrôlées pour déterminer leur éventuelle appartenance à un gang.
Certaines entreprises prévoient de réouvrir partiellement leur activité et des habitants recommencent à se rendre à pié au travail, tout comme dans la capitale Quito.
"Nous avons peur, peur qu'au moment où l'on s'y attend le moins, ils refassent la même chose", témoigne auprès de l'AFP Ines Macas, une femme au foyer de 69 ans, signalant des pillages à Quito.
Situé entre la Colombie et le Pérou, les plus grands producteurs de cocaïne au monde, l'Équateur est devenu un nouveau bastion du trafic de drogue, avec des gangs qui se battent pour le contrôle du territoire mais qui sont unis dans leur guerre contre l'État.
Au cours des cinq dernières années, le taux d'homicides pour 100.000 habitants dans le pays est passé de 6 à 46 en 2023.
Y.Aukaiv--AMWN