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Dominique Bernard, un enseignant "passionné" et "apprécié" devenu un symbole
Un enseignant "passionné" de littérature et "apprécié de ses élèves et de ses collègues": tel était Dominique Bernard, poignardé à mort devant son collège-lycée d'Arras par un ancien élève radicalisé, racontent à l'AFP ceux qui ont connu ce professeur de français devenu le nouveau symbole des attentats contre l'école après Samuel Paty.
"C'était quelqu'un de brillant, intelligent, cultivé, toujours à l'écoute", décrit à l'AFP Paule Orsini, son ex-collègue au collège-lycée Gambetta d'Arras, où elle a enseigné la philosophie de 1987 à 2011. "Il aimait beaucoup la littérature, Julien Gracq".
"Il n'aimait pas le bruit et la fureur du monde", a témoigné sa femme Isabelle, également enseignante, lors de ses obsèques jeudi à Arras en présence du chef de l'Etat Emmanuel Macron.
L'enseignant, mort à 57 ans, a été nommé au grade de chevalier de la Légion d'honneur par la présidence de la République. "Il a sans doute sauvé lui-même beaucoup de vies", avait dit de lui le chef de l'Etat.
Originaire d'Arras, père de trois filles, cet agrégé de Lettres modernes, dont la photo, visage pâle et lunettes fines, est désormais largement connue dans le pays, avait suivi ses études de Lettres à Lille.
"Il était doué en tout, c'était difficile pour moi de suivre ses traces. Il avait une immense sensibilité et était un grand intello. Il avait un bac S, il était scientifique, mais c'était la littérature qui l'intéressait", a témoigné auprès du journal La Vie sa sœur, Emmanuelle, de cinq ans sa cadette.
"C'était quelqu'un d'humainement très riche, très généreux, très attentif aux autres", raconte à l'AFP Bruno Lecat, l'un de ses amis de jeunesse et de ses années étudiantes. "C'était vraiment une belle personne", a-t-il poursuivi, gagné par l'émotion.
- "Profonde bonté" -
"Il était respectueux, un peu secret, très délicat", a témoigné à l'AFP Nathalie Raoul, qui a fait du théâtre avec lui pendant plusieurs années dans une compagnie cofondée par le professeur assassiné, en parallèle de leurs études à Lille.
Elle se souvient d'un étudiant "très intelligent, pas du tout dans les modes, les courants, une personnalité bien particulière", qui montrait "beaucoup de discrétion et de singularité". Il était le neveu du journaliste du Monde Henri Tincq, spécialiste des religions, et issu d'une famille "d'un catholicisme éclairé".
"Il avait un rapport très profond mais très discret à la religion", se rappelle Mme Raoul. "C'est quand même terrifiant que ce soit cet homme si bon, d'une profonde bonté illuminée peut-être par sa croyance, qui soit tué par l'arme d'un fou de Dieu".
Dominique Bernard avait cofondé en 2002 l'université populaire d'Arras avec Paule Orsini et deux autres amis. "Nous y dispensions des cours de philosophie, de lettres, de cinéma", raconte-t-elle. Elle décrit "un homme avec un regard très vif, des yeux bleus". "Nous avons beaucoup conversé sur la littérature, la philosophie, nous avons beaucoup ri aussi".
A la cité scolaire Gambetta, où il était professeur au collège, "il a été aimé par tout le monde, vraiment tout le monde", a raconté Kader, 13 ans, à l'issue de la minute de silence à Arras lundi. Il l'avait eu comme professeur en 5e l'an dernier.
"C'était un prof vraiment sociable", "toujours à l'écoute des élèves quand il y avait des problèmes", a renchéri Mattheo Tenti, 18 ans, qui l'a eu comme professeur. Maxime, lui aussi un de ses anciens élèves, le décrit comme "gentil, passionné". "Il aimait nous faire découvrir la littérature".
"Pour moi, il est encore là", lâchait samedi son collègue et ami Philippe Lourdel, professeur de mathématiques depuis 16 ans au lycée Gambetta. "Dominique, c'était un cérébral", dont la bibliothèque débordait de livres, s'est-il remémoré auprès de l'AFP. "Je veux qu'on se souvienne de ce monsieur, de Dominique, parce qu'il le mérite".
Pour son ami de jeunesse Bruno Lecat, il "a payé son engagement de sa vie". "Après Samuel Paty, c'est terrible".
B.Finley--AMWN